Southland – Saison 3 : La guerre au quotidien

Posted on 8 septembre 2013

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Southland season 3

Troisième livraison pour Southland, il faut dire que malgré les péripéties autour de sa diffusion, Southland trouve ses marques dans le paysage audiovisuel américain et pourtant il maque une chose à la série pour vraiment qu’elle soit reconnu à sa juste valeur : un prix !

Nous retrouvons donc nos équipes de patrouilleurs, d’agents et d’inspecteurs de la police de Los Angeles dans leur quotidien atypique, avec le jeune bleu Ben qui arrive enfin à la fin de sa formation, John et ses vices, l’inspecteur Lydia Adams et le duo de l’anti-gang Natt Moretta et Sam Bryant.

PROTEGER ET SERVIR

Southland a toujours voulut nous projeter dans une réalité, celle d’une guerre sans fin dont ses propres soldats (la police de Los Angeles et toute ses équipes) sont bien conscients qu’ils ne la gagneront jamais. Cette saison, Lydia Adams a une nouvelle équipière : Josie Ochoa, femme inspecteur au caractère bien trempé et dirigiste. Le duo peine à décoller mais vers la fin de saison le duo fonctionne bien et verse dans la complicité plutôt que dans la rivalité. Tout cela nous rappelle à qu’elle point Southland nous dépeint une réalité plus que vrai, des jours entiers peuvent passer où nos officiers font des contrôles de routine : interpellent pour excès de vitesse, règle une situation dans un magasin, parcours les rues de la ville sans la moindre infraction puis soudain le cours des choses s’accélèrent : une poursuite contre un chauffard en fuite et l’officier Dewey percute une veille dame qui se trouvais là au mauvais endroit au mauvais moment et meurt sur le coup. Apres une dur journée de travail, les inspecteurs Moretta et Bryant rentre chez eux quand soudain une provocation les faits réagir mais cela était une embuscade qui coûtera la vie à l’inspecteur Moretta et fera une veuve et deux orphelins. Lors d’un trajet pour interroger un suspect les inspecteur Adams et Ochoa tombe nez a nez avec un tueur fou qui va faire un massacre dans une usine … C’est ça Southland, la réalité de Los Angeles, le quotidien de ces hommes et ces femmes ordinaires qui font un travail extraordinaire, mais font juste leur boulot avec ses traumatismes; des soldats d’une guerre qui ne porte pas de nom.

LE CAMP DES JUSTES

Pour nous plonger dans ce chaos urbain, Southland opte volontairement pour une réalisation et un tournage à la manière d’un documentaire, camera à l’épaule comme si nous y étions, pas de musique, pas de plan émouvant pour pousser au drame, simplement la tension du moment. Puissant cette manière de filmé est très caractéristique de la série, les décors souvent en extérieur offre un réalisme et une mise en scène des plus réussit on s’y croirait. L’évolution des personnages, leurs réactions et leurs humanité s’imbriquent parfaitement, les duos fonctionnent mais parfois ils s’accrochent car dans la vraie vie tout n’est pas parfait.

Chaque épisode trace des fils rouges tout en gardant un coté procédural assez marqué, néanmoins la scène de départ avec la voix off qui nous poses une question sur le quotidien et le rôle de nos personnage rend chaque épisode unique, fabrique des héros du quotidien parfois en marge de la loi, poussé par une guerre qu’ils ne savent pas comment gagner.

Southland poursuit son œuvre de témoignage des forces de police de Los Angeles, plongé dans une guerre urbaine sans fin. Malgré sa qualité indéniable, Southland n’a pas encore reçu les honneurs des cérémonies, une incompréhension qui nous rappelle que la justice est aveugle, un comble pour la meilleur série policière actuelle.

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