Californication – saison 6 : Age de raison

Posted on 15 septembre 2013

0




Californication season 6

Nous avions laisser Hank dans les mains de Carrie qui l’avait drogué pour sceller l’amour qu’elle a pour lui, ce qui lui a fait manquer encore une fois la femme de sa vie Karen. Tout l’enjeu de cette saison est de savoir (encore) si Hank sera au rendez-vous de son bonheur.

Apres une saison 5 en baisse qualitativement, Californication devait éclaircir son avenir et remonter la pente, mais voila tenir la distance n’est pas chose aisée et la série tend à se lisser, un comble !

GUEULE DE BOIS

Plongé dans l’alcoolisme, Hank commence par faire une cure de désintoxication au centre « Happy Endings » car c’est bien connu toute icone rock qui se respecte passe par une phase de remise en question qui mène à un âge de raison. Charlie quant à lui se fait virer encore une fois pour s’être fait passer pour un homosexuel dans le seul but de signer un acteur, le voila perdu et laisser pour compte. Marcy s’engage dans la voie de la « femelisation » avec une gourou décadente. Mais un ange apparaît portant le doux nom de Faith, muse (groupie) rock qui mène Hank sur les traces de son bonheur, cette dernière construit une véritable alternative à Karen sans que cela aboutisse vraiment, la faute à Atticus, rock star qui veut créer un opéra rock autour du best seller de notre héro « God hates us all » (dieu nous haie tous). Enfin Becca prend son envol et son indépendance elle veut marcher sur les trace de Hank en devenant écrivain.

Le portrait une fois peint, la saison démarre mal, finit le Hank au réplique culte, finit les scènes débridés, Californication devient lisse, elle en perd presque son âme : son ton politiquement incorrect disparaît, la série rentre dans le rang. Hank prend en maturité et l’ensemble du casting s’enfonce dans des postures inconcevables il y a une saison encore, mais pense pouvoir compenser avec des guest star de luxe comme Marylin Manson, mais non. Autrefois incisive, Californication s’éloigne de la contre-culture pour petit à petit se rapprocher de la rédemption. Le point d’orgue reste le mariage improbable entre Charlie et Marcy en fin de saison lors du concert de Atticus Fetch qui scelle leur bonheur.

Après six années, Californication abandonne ses codes qui la rendait si attachante pour mûrir avec son casting, la mécanique s’installe doucement mais ne fait pas oublier que Californication auparavant brisait les codes pour créer les siens … c’est en deçà de se que nous avait habitué la série, une vraie gueule de bois.

RÉDEMPTION

Les temps changent et Californication également, on ne peut pas en vouloir à la série de prendre une autre direction, il fallait éviter qu’au fil du temps Hank devienne une caricature de lui même, mais est-ce la bonne direction ?

Faith s’impose comme la muse de Hank, lui fait redécouvrir le bonheur de ses débuts, celui où l’insouciance était le maître mot, mais voila Karren le ramène à la réalité, Becca en grandissant fait prendre conscience du chemin parcourue, elle s’envole pour un pèlerinage culturel des plus intense. Richard Bates continue quant à lui a être le génie mature qui veille sur le bien être créatif de Becca. Hank s’enfonce même dans une thérapie avec le souvenir de Lew Ashbi, le rockeur qui a raté son rendez-vous avec le bonheur à la fin de la seconde saison et s’impose comme la conscience de Hank, celui qui compte pour lui. Entre l’âge d’indépendance de Becca et les ratés avec Karren, Hank s’endurcit mais reste cet homme incroyablement attachant qui veille sur sa fille et ne demande qu’a vivre l’histoire de sa vie avec celle qui l’aimera toujours. L’envie de décroché est là, tellement le ton a changé et l’histoire par moment s’égare dans des sentiers inconnus, mais pour autant Californication n’a pas encore vendu son âme.

Au finale, Hank est toujours absent au rendez-vous de son bonheur, il n’ose pas demander Karen en mariage et se refuse à la perdre. La sixième livraison de Californication prend son épaisseur )à la fin lorsque toute les questions et enjeux sont tranchés. La série est arrivé à maturité, mais le déclin n’est jamais bien loin, pour autant ça avance, c’est toujours agréable, nous n’avons pas envie d’abandonner et la vie suit son cours avec son lot d’incertitude et d’aventure toute aussi improbable … finalement était-ce si mauvais ?

Publicités