Lost : Paradis fascinant

Posted on 18 mars 2015

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L’œuvre méritait et mérite encore que l’on s’y attarde, au moins pour se qu’elle a suscité. Rares sont les séries qui ont tenus 6 saisons, rares sont celles qui l’ont fait en gardant une telle régularité dans l’écriture et le scénario, rare enfin sont celles qui ont connus un tel succès du début à la fin. Faire un tel état des lieux prendrais des heures et alimenterais des conversations sans fin sur des points de détails, ici nous feront le bilan de se qui nous a fasciner, et fait de Lost se qu’elle est.

Gros plan sur un visage, les yeux s’ouvrent, un homme en costume cravate qui se réveil dans la jungle, il se lève affolé et blessé puis court et arrive sur une plage où a eu lieu un crash aérien. Des cris dans tout les sens, des personnes en détressent, un réacteur qui explose; ils sont plus de 19 millions d’américains le Mercredi 22 Septembre 2004 à 20h00 sur ABC pour regarder le pilot d’une série devenu culte et pourtant dans laquelle peu de monde croyaient.

Il y a une certaine magie dans la réussite d’une série, des paramètres aussi improbables et imprévisibles que la case horaire, la concurrence et la série elle même, mais Lost avait tout pour elle dés le départ. Durant l’automne 2003, J.J. Abrams démarche les grands networks américains avec un pitch dont personne ne croyait « c’est l’histoire d’un groupe de survivant d’un crash aérien sur une île paradisiaque qui attendent des secours qui ne viendront jamais et puis nous verrons bien […] cette série sera un croisement entre Survivor (version américaine de Koh-Lanta) et un récit prophétique, mystique et fantastique […] sa force se sera ses personnages ». Dans un pays traumatisé par le terrorisme et obsédé par la sécurité aérienne un tel pitch fait peur à tout les candidats à la diffusion. D’autant plus que l’époque est acquise aux séries avec des policiers scientifiques qui manipulent des éprouvettes, où a un certain Jack Bauer qui lutte seul contre le terrorisme mondiale. Abrams démarche donc le leader de l’époque, NBC qui est convaincu que ça n’a aucune chance de trouver son public, puis CBS et FOX décline avec autant d’assurance. Le producteur est donc reçu en dernier par ABC, en plein crise à l’époque et qui souhaite tenter de grosse production pour se relancer. Abrams sort le grand jeu et ABC signe le pilot le plus cher de l’histoire, 10 millions de dollars pour Lost. Quelle audace ! La série aura 6 saisons et deviendra un incontournable de la culture des années 2000.

Mais Lost c’est quoi ? car si définir un pitch en 2004 était aisée, au bout du compte Lost reste une épopée unique, un récit à la rigueur et à l’efficacité remarquable.

Black smog

UNE ÎLE ET DES HOMMES

La force de Lost est incontestablement ses personnages. Chaque épisodes se déroulent dans la manière suivante dans les premières saisons, des flashback et flashforward nous éclaires sur les personnages, leurs passés où leurs futurs. L’enjeu de l’épisode se veut être un parallèle entre leurs vie d’avant et celle à venir. La personnalité de Jack, Sawyer, Kate, Saïd et les autres se dévoilent au fur et à mesure de leurs actions, après tout chacun a une face caché et ce crash est une forme de nouveau départ.

Puis arrivent les « autres », ces autochtones qui traquent, tuent et capturent. Étrangement ils empêchent nos survivants de quitter l’île en détruisant le radeau de Mickael, Sawyer et Jin, poussent des murmures angoissants dans la jungle et y tracent une frontière de feu. Que dire du personnage de Henry Gayle, pardon Benjamin Linus ! uns des plus machiavéliques jamais crée, manipulateur, il a toujours un coup d’avance, vous regarde avec des yeux glaçant et des paroles à la syntaxe effroyable. Il est manipulateur, calculateur et possède toujours un coup d’avance, il n’aura connu que l’île, vécu pour elle et provoquera sa fin à ses dépends.

Son opposé, John Locke qui porte le nom du philosophe éponyme, en phase avec ce dernier. Il prophétise la moindre de ses actions, sanctuarise l’île et se donne une destiné, normale pour une homme qui peut s’offrir une nouvelle vie grâce à l’ile. Les scénaristes n’hésiterons pas à construire autour de lui une mythologie, celle d’un élu, à la limite du divin.

Les saisons s’enchainant, le casting sera enchéris, au fur et à mesure avec des personnages aux répliques marquantes et un casting formidablement réussit. Mr Ecko et son parcours prophétique, Anna Lucia également avec son déterminisme, Juliette qui respire l’imprévisible mais cache le désir de vouloir s’extirper de ce piège qu’est l’île. Comment peut-on oublier le formidable Desmond, passant pour un lâche, l’île lui offre la possibilité d’être la solution de tout, de toute l’intrigue ! Puis arrivent les sbires de l’obscure Charles Windmore, dont l’énigmatique Daniel Faraday qui tente de comprendre l’île depuis toujours.

De même que le casting secondaire a tout de remarquable. Danielle Rousseau s’efforce que son signale en itération continue d’émettre plus de 16 ans durant. Car l’île c’est avant tout eux, nous sommes à leurs niveaux de compréhension, jamais l’art du cliffhanger n’aura été si bien manié, chaque fin d’épisodes réservent une révélation haletante, les cartes sont rebattus et nous sommes inviter à tout reconsidérer … enchanteur !

Jacob and his brother

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Une autre histoire ne cesse de s’entremêler à celle de nos personnages et de leurs interactions : l’histoire de l’île. La volonté des scénaristes a été de la développer dans le sens contraire de celle de nos personnages. L’origine étant dévoiler dés la toute fin de la saison 5 et durant la saison 6 avec se qui apparait comme le péché originel : les deux points de vue entre les deux frères immortels, Jacob et son frère dont nous ne connaitrons jamais le nom. Alors que les ruines du projet DHARMA apparaissent comme les vestiges d’illuminés venus sur l’île pour tester des applications censés bouleverser le monde tel que le voyage dans le temps ou bien une fausse-vrai « expérience » d’isolement où un homme doit appuyer sur un bouton toutes les 120 minutes pour sauver l’humanité; la saison 5 qui est un labyrinthe temporel de part le voyage continuel des personnages dans le temps apparait comme une des plus réussit de tout le temps. Lost est un exemple en terme de régularité et de qualité. Alors que ce genre de concept est souvent soit segmentant, soit carbonisé par des dérives scénaristiques, Lost nous à présenter un récit d’une qualité inégalé jusqu’à présent dans le genre. Le développement de la mythologie de cette mystérieuse compagnie DHARMA finalement éradiquer est présenter comme un gâchis par Ben Linus, les passages avec Jacob et son frère s’imposent et dévoilent finalement les enjeux en tout début de saison 4 avec la réplique qui posent enfin les lignes :

Frère : « Comment on-t-il trouver l’île ? c’est toi qui les a faits venir ? »

Jacob : « Bien sur »

Frère : « Ils arriveront et se sera la fin, la fin de tout. Ces hommes ne savent que semer désordre et torpeur »[…] »Tu sais que je te hais mon frère, un jour viendra où je trouverais ta faille, et ce jours là je te tuerais »

Jacob : « Je le sais, il y a toujours une fin mais se qu’il se passe avant ça s’appelle le progrès. »

Dés lors nous sommes prévenus. Jacob devient la pierre angulaire de toute la série, son plan colossal et millénaire (car les deux frères sont immortels), visent selon lui un objectif bien au delà de tout, alors que son frère pense que l’île n’est rien, que tout n’est rien, que tout cela n’a aucun sens sauf s’échapper de l’île.

L’ironie voudra que John Locke découvre les cadavres de la mère de Jacob et de son frère et qu’il les surnomment : Adam et Eve, tout est dit.

Lost season 4

PROPHÈTES ET CONTINUUM ESPACE TEMPS

Troisième composante de Lost, celle du temps. Les voyages dans le temps sont la formidable opportunités des scénaristes pour relancer la machine. Le temps est alors définit par Daniel Faraday comme une rue, dans laquelle on peut aller d’un bout à l’autre mais où l’on ne peut pas modifier se qu’il s’y passent, tout se réalise peu importe les efforts pour modifier les choses. Le passé peut donc être le présent de quelqu’un, et le future peut donc être son passé. Une fois les règles établis, une exception, celle de Desmond qui est une divergence, un écho; celui qui peut repousser les événements en les évitants, c’est comme cela qu’il sauve la vie de Charlie plus de 3 fois mais encore une fois, dans l’ordre des choses, Charlie doit mourir, selon le « plan » de Jacob, et il mourra à l’issu d’un ultime sacrifice. Comment ne pas évoquer encore les trois années passé par Sawyer (ou plutôt James la fleur), Juliette, Miles, Jin et Hurley dans les années 1970 au sein du projet DHARMA, résultant de l’écho temporel provoquer par Ben Linus lorsqu’il se sacrifie pour déplacer l’île et Desmond lorsqu’il tourna la clé pour mettre fin au bunker. Ce même bunker construit par eux 30 ans auparavant. De même que le sauvetage de Ben Linus enfant par Jack qui le confie aux autres. Enfin Richard Alpert, cet homme immortel qui va orchestrer les plans de Jacob, un pion séduisant dans ce puzzle temporel. Tout cela, est une force considérable dans laquelle Lost va puiser; logique très déroutante pour ceux qui n’ont pas vu la série, tout cela ne peut qu’encourager de la regarder. De la voir et la revoir.

ZULEIKHA ROBINSON, NESTOR CARBONELL, EMILIE DE RAVIN, NAVEEN ANDREWS, EVANGELINE LILLY, JOSH HOLLOWAY, TERRY O'QUINN, MATTHEW FOX, DANIEL DAE KIM, MICHAEL EMERSON, JORGE GARCIA, YUNJIN KIM, KEN LEUNG, JEFF FAHEY

Culte, c’est le terme pour qualifier ce chef d’œuvre de 6 saisons. Possible grâce à un accord avec la production et la chaine qui ont conclut à l’avance le nombre d’épisode restant. Face à une audience en baisse, alors que les téléspectateur découvrent l’origine des tatouages de Jack, ABC décide de fixer la fin de Lost à l’échéance de la saison 6. Les scénaristes s’organisent donc pour finir la série avec une vraie fin. Ces derniers confortés par les audiences et le soutien de ABC, feront de Lost un redoutable adversaire en terme d’audience jusqu’au bout.

Le 23 Mai 2010, Jacob et son frère découvre enfin la réalité de tout. Gros plan sur un homme en costard cravate allongé dans la jungle, il semble sans vie. Puis le bruits des flammes, des appareillages, un réacteurs qui s’emballe et explosent à même la plage, mais rien, personne ne se relève, pas un cri, pas un mouvement, il n’y a rien. Il étaient 13,5 millions d’américains ce soir là pour découvrir se qui s’était réellement passé. Mais alors, qu’elle est la « vraie » réalité ? … on vous le dit, ou vous préviens … culte et intemporel.

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